Raccord PER à sertir fixé sur un tuyau PER avec outil de sertissage prêt à l'emploi

Comment choisir et poser un raccord PER à sertir ?

portrait auteur article
aurelie, Le 17 septembre 2026 9 minutes

Un raccord PER à sertir permet de réaliser un raccordement durable, sans flamme, avec un montage rapide et régulier. Pour limiter le risque de fuite, vous devez surtout vérifier la compatibilité entre le tube, le raccord et le profil de sertissage, puis respecter une méthode de pose rigoureuse. Voici les repères essentiels pour acheter et poser correctement ce type d’assemblage en sanitaire comme en chauffage.

Qu'est-ce qu'un raccord PER à sertir ?

Un raccord PER à sertir est un raccord mécanique qui se fixe sur un tube PER grâce à une bague (ou douille) déformée avec une pince de sertissage. Cette déformation crée un serrage permanent qui assure l’étanchéité du raccordement. Le sertissage remplace d’autres montages, comme la compression ou certains raccords à visser.

Les usages les plus courants concernent :

  • L’alimentation en eau sanitaire (arrivées, nourrices, robinets, appareils).
  • Certains circuits de chauffage (radiateurs, planchers chauffants), sous réserve de compatibilité entre les composants.

Le sertissage existe aussi pour d’autres tubes, notamment le multicouche. Point clé : chaque gamme est conçue pour un type de tube et un profil de sertissage donné. Un raccord prévu pour du multicouche n’est pas forcément compatible avec du PER, même si le diamètre annoncé semble identique.

Informations:

Un raccord à sertir est généralement conçu pour un ensemble précis : type de tube, insert, bague et profil de sertissage. Vérifiez la compatibilité du système complet avant l’achat (et, si possible, la conformité NF indiquée sur l’emballage ou la fiche fabricant).

Pourquoi choisir le sertissage, et quelles sont ses limites ?

Le sertissage est apprécié pour sa répétabilité et sa vitesse d’exécution, à condition d’utiliser l’outillage adapté et de respecter la procédure.

Les avantages les plus fréquents sont les suivants :

  • Une étanchéité fiable si le sertissage est complet et au bon diamètre.
  • Un montage rapide sur des séries de raccordements.
  • L’absence de flamme, ce qui réduit les risques en rénovation.
  • Une mise en œuvre régulière, avec moins d’ajustements qu’un montage à compression.

Les limites à connaître avant de vous équiper :

  • L’outillage est indispensable (pince de sertissage et mâchoires compatibles).
  • Le raccord n’est pas réutilisable : en cas d’erreur ou de fuite, il faut généralement remplacer la pièce.
  • Les erreurs sont immédiates : mauvais diamètre, bague mal positionnée, coupe irrégulière, sertissage incomplet.

Pour vous repérer au moment de choisir :

  • Face au multicouche, le principe est proche, mais les raccords et profils de sertissage ne sont pas interchangeables.
  • Face à la compression, le sertissage est souvent plus rapide, mais la compression peut sembler plus simple si vous ne disposez pas de pince.
  • Face à une technique nécessitant une soudure, le sertissage évite la flamme et simplifie le chantier.

Le cas du gaz impose une vigilance renforcée : le PER vise principalement l’eau et certains usages chauffage. Un raccordement gaz répond à des exigences spécifiques de conformité et de sécurité.

Attention:

N’utilisez jamais un tube ou un raccord destiné à l’eau sur une installation gaz. Respectez strictement l’usage autorisé par le fabricant et les exigences réglementaires applicables.

Quels types de raccords existent, et comment vérifier la compatibilité ?

Quels formats et diamètres choisir selon votre installation ?

Les raccords destinés au PER existent en plusieurs formes pour s’adapter au tracé et aux contraintes du chantier :

  • Le manchon droit pour relier deux tubes de même diamètre.
  • Le coude pour changer de direction.
  • Le pour créer une dérivation.
  • La réduction pour passer d’un diamètre à un autre.

Côté diamètres, les références les plus courantes sont 12, 16 et 20 mm. Le bon réflexe consiste à choisir selon le diamètre du tube, le débit attendu, la longueur du tronçon et la pression de service, sans surdimensionner « par sécurité » au hasard.

Quels matériaux et composants contrôler avant d’acheter ?

Beaucoup de raccords à sertir sont en laiton. On retrouve généralement :

  • Un corps de raccord (souvent en laiton).
  • Un insert (embout) qui s’introduit dans le tube.
  • Une bague à sertir qui assure le serrage externe.

Avant l’achat, contrôlez trois compatibilités essentielles :

  • La compatibilité entre le tube PER et la gamme de raccords retenue.
  • La compatibilité entre la bague et le profil des mâchoires (matrices) de sertissage.
  • La compatibilité avec l’élément raccordé (nourrice, robinet, sortie de radiateur, accessoires).

Enfin, tenez compte de l’environnement de pose : en zone humide, en encastrement ou en passage de cloison, une fixation soignée et une protection contre les frottements augmentent la durabilité.

Comment poser un raccord PER à sertir sans erreur ?

Insertion précise d'un raccord PER à sertir sur un tuyau PER avant le sertissage

Quel outillage prévoir pour un montage propre ?

Un montage fiable suppose un outillage adapté au système choisi, en particulier si le raccordement est encastré.

Voici l’équipement le plus courant :

  • Une pince de sertissage compatible avec la gamme de raccords et le profil requis, avec ses mâchoires.
  • Un coupe-tube pour obtenir une coupe nette et perpendiculaire.
  • Un outil de préparation du tube (selon recommandations du fabricant).
  • Un marqueur pour repérer la profondeur d’emboîtement.

Bon à savoir:

Une coupe franche et parfaitement perpendiculaire réduit fortement le risque de fuite, notamment sur des séries de raccordements.

Quelles étapes suivre (préparation, sertissage, contrôle) ?

La méthode doit rester simple et répétable. Un sertissage mal réalisé ne se corrige pas par un resserrage.

  1. Coupez le tube proprement et d’équerre. Évitez les coupes en biais, qui dégradent l’appui et l’étanchéité.
  2. Préparez l’extrémité du tube. Vérifiez l’absence d’écrasement, de marque profonde et de saletés.
  3. Repérez la profondeur d’emboîtement. Marquez le tube pour confirmer l’insertion jusqu’à la butée.
  4. Insérez l’insert et positionnez la bague. Enfoncez l’insert, puis placez la bague à l’emplacement prévu par le fabricant.
  5. Réalisez le sertissage avec les bonnes mâchoires. Effectuez un sertissage complet, bien centré, jusqu’en fin de course de l’outil.
  6. Contrôlez puis testez sous pression. Vérifiez l’alignement et la position de la bague, puis faites un essai en eau sous pression selon les pratiques du chantier.

Conseils selon le contexte :

  • En cloison, évitez de laisser un raccord sans logique d’accès ou de contrôle, et protégez le tube des frottements.
  • En chauffage, anticipez les variations de température : maintien des tubes, passages, dilatation.
  • En sanitaire, surveillez particulièrement les zones proches des robinets et les emplacements exposés aux chocs.

Bonus:

Photographiez chaque raccord serti avant la fermeture d’une cloison. Vous conservez une trace utile pour un diagnostic ultérieur ou une modification.

Quels problèmes reviennent le plus souvent, et comment les résoudre ?

Comment diagnostiquer une fuite après sertissage ?

Une fuite provient le plus souvent d’un défaut de préparation, d’une incompatibilité ou d’un sertissage incorrect. Commencez par sécuriser l’installation, puis recherchez la cause.

Causes fréquentes :

  • Sertissage incomplet ou mâchoires non adaptées au profil du raccord.
  • Bague mal positionnée ou non alignée.
  • Coupe irrégulière du tube, tube écrasé ou fragilisé.
  • Mélange de gammes (tube, raccords, bagues) ou diamètre erroné.

Pour diagnostiquer :

  • Inspectez le raccord, la bague et l’axe du tube.
  • Séchez la zone, puis observez l’apparition d’humidité lors de la remise en pression.
  • Vérifiez si l’eau provient du sertissage ou d’un élément voisin (robinet, joint, raccord proche).

Comment réparer, et dans quels cas faire intervenir un professionnel ?

Sur un raccord serti, il n’existe pas de « resserrage » possible. Si le sertissage est en cause, la solution consiste le plus souvent à remplacer le raccord et à reprendre proprement l’extrémité du tube.

Mesures à appliquer :

  • Coupez l’eau et dépressurisez la ligne.
  • Remplacez le raccord, en recoupant proprement si nécessaire.
  • Testez sous pression avant de refermer un coffrage ou une cloison.

Faites intervenir un plombier chauffagiste si la fuite est difficile d’accès, si le raccord est encastré, si plusieurs raccordements sont concernés, ou si vous ne connaissez pas le profil de sertissage requis. Une intervention limite le risque de fuite lente et les dégâts sur les parois.

Quels prix prévoir, et où acheter le matériel ?

Le prix varie selon le type de raccord, le diamètre, la matière (souvent le laiton) et la gamme. Les montants ci-dessous sont indicatifs, pour le matériel uniquement, hors outillage et hors main-d’œuvre.

Produit Diamètre courant Prix indicatif (matériel)
Manchon droit 12–20 mm 2 à 8 €
Coude 12–20 mm 3 à 12 €
12–20 mm 5 à 18 €
Raccord mâle ou femelle (vers robinet, nourrice, accessoire) Selon filetage 4 à 20 €
Bagues et accessoires selon gamme Selon modèle 1 à 6 €

Vous trouverez ces produits en grandes enseignes et chez des distributeurs spécialisés. Selon les besoins, comparez la disponibilité, les délais et la cohérence de gamme avec votre tube et votre outillage. Les enseignes et distributeurs souvent cités incluent Leroy Merlin, Castorama, Tereva, Tecnomat, BOUTTÉ et RIQUIER.

Avant d’acheter, vérifiez :

  • La mention explicite « PER » et la compatibilité avec votre tube.
  • Le diamètre exact et le type de raccordement (droit, coude, fileté, réduction).
  • La disponibilité des bagues et accessoires dans la même gamme.
  • La compatibilité avec les mâchoires de votre pince de sertissage.
  • La présence d’une conformité NF, lorsque le fabricant la propose pour l’usage visé.

Quelle recommandation finale pour une installation fiable (conseil Ou-Plombier) ?

Pour une installation durable, choisissez une gamme cohérente et compatible (tube, raccord, bague, profil de sertissage), puis appliquez une pose soignée : coupe nette, emboîtement jusqu’à butée, sertissage complet et test sous pression avant fermeture des parois.

Si vous avez un doute sur la compatibilité, l’encastrement, ou l’origine d’une fuite, un plombier chauffagiste Ou-Plombier peut intervenir partout en France, 24 h/24 et 7 j/7, avec devis gratuit, pour sécuriser le raccordement et remettre l’installation en service.

Auteur de l'article
aurelie

Rédactrice experte en plomberie, DIY et astuces maison. Passionnée par les solutions simples et pratiques, Aurélie partage des conseils accessibles pour aider chacun à comprendre, réparer et entretenir sa plomberie au quotidien.

Articles susceptibles de vous intéresser

Différents tubes multicouches de diamètres variés posés côte à côte avec leurs marques de mesure visibles
Quel diamètre choisir pour un tube multicouche ?

Choisir le bon diamètre évite les pertes de pression, les douches tièdes lorsque deux points d’eau fonctionnent en même temps, et les installations de chauffage qui montent […]

Raccord PER à compression fixé sur un tuyau PER blanc dans un atelier propre
Comment poser un raccord PER à compression correctement ?

Un raccord à compression permet de raccorder un tube PER sur une installation d’eau sanitaire ou de chauffage, sans pince à sertir ni soudure. Pour éviter une […]

raccord entre tube cuivre et multicouche avec raccord à compression dans une installation de plomberie moderne
Comment raccorder un tube multicouche à du cuivre sans fuite ?

Raccorder un tube multicouche à une conduite en cuivre est fréquent en rénovation, en sanitaire comme en chauffage. La réussite tient à deux points : choisir un […]